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Publié par LeSage88

courbe fin octDans la série "je m'auto-psychanalyse", voici le 158ème opus, d'un genre décidemment inépuisable...

 

Depuis mon dernier gros gain (plus de 3k) en tournoi, et de petits résultats positifs immédiatement après, ma BR baisse régulièrement... Rien de dramatique, ma gestion de bankroll est extrêmement sérieuse, mais bon, ma belle courbe droite, qui aurait même excité Mère Thérésa, se ramollit... (voir ci-contre).

 

Kecepasstil?

 

Je pense être "victime" du syndrome "je crois que mon adversaire réfléchit de la même manière que moi", tout simplement.


Tout bêtement plutôt.

 

Car oui, je suis devenu stupide, dans de nombreuses situations, un peu comme l'ami D8, qui dans son dernier billet, se plaint de son "6ème sens" qui lui fait voir des trucs invisibles partout.

 

Il me permettra sans doute de citer l'un de ses propres commentaires, dans son style... à lui:

 

"et connard parce qu'au lieu de folder j'appuie sur la touche suicide! Plus sérieusement je ne crois pas mes adversaires quand ils me reraisent sur des flops secs, et je ne les crois encore moins quand ils me reraisent sur des flops dangereux, car je pars du principe qu'ils utilisent la texture du flop..."

 

Et bien: on est deux!

 

C'est exactement ce que je fais, et qu'il ne faut pas faire, sur nos donkaments online...

 

Croire que le joueur lambda puisse réfléchir plus loin que ses propres cartes est une grosse erreur d'appréciation. Ce n'est pas parce que l'on s'appuie soi-même, effectivement sur d'autres critères (textures du flop, mais aussi tailles des tapis, position, effet bulle, etc...), que le joueur "moyen" va le faire aussi...

 

Ben non! Le joueur lambda (joli pseudo, j'aurais dû le prendre!) joue un poker abc, souvent assez primaire, qui justement ne s'appuie jamais sur la texture du board pour raiser! S'il raise c'est qu'il a du jeu, ou qu'il bluffe (et dans ce cas c'est sans finesse). Mais que le flop soit sec ou terrifiant, il n'en a cure!

 

Bien sûr on ne peut pas mettre les joueurs dans des cases trop rigides (n'en déplaise aux adeptes des souris, éléphants, lions et autres dinosaures, ou je sais plus quoi comme ménagerie). Il faut affiner, chaque adversaire mérite respect (après tout on n'a pas le monopole du savoir pokerristique...). Un débutant peut avoir un éclair de génie, une intuition.

 

En aparté, comme Mr Jourdain faisait de la prose sans le savoir, les joueurs qui ne connaissent pas encore le jargon du poker, font souvent des moves connus sans le savoir. Ils font des squeeze, des New York Back Raise, des floats, et même de si standards cbets, sans en connaître le terme technique.

 

Mais le résultat est le même, que l'on connaisse ou non le jargon! Donc attention: un débutant peut réinventer intuitivement des moves techniques au bon moment, même si le squeeze s'appellera chez lui un "j'envoie tout pour tout ramasser, bande de peureux". C'est tout aussi efficace que le terme exacte, il faut bien l'admettre!

 

Bref, on a beau savoir qu'il ne sert à rien de complexifier notre jeu, l'être humain aime bien progresser, et se prouver à lui comme aux autres, qu'il est devenu un cador, un maître, un trop bon quoi...

 

Et on cherchera à héro-caller pour un oui pour un non, à 3bet-lighter ou mieux 4 bet-lighter(!), à monter des bluffs astucieux (mais qui se fracasseront en principe contre les as de l'adversaire à chaque fois), et j'en passe et des meilleurs.

 

Prendre conscience de la chose est bien. Arriver à appliquer un jeu dépouillé, simple, en rapport avec la limite à laquelle on joue, est beaucoup beaucoup plus difficile!

 

Je vous conseille d'ailleurs une fois de plus le brillantissime blog de Kipik, qui excelle dans l'exercice de rédaction de ses mésaventures "du pro qui réfléchit au 8ème degré, alors que ses adversaires habituels n'en sont qu'au niveau de découvrir à leur grande stupéfaction qu'une couleur est meilleure qu'une quinte". Il en est conscient, mais n'arrive que très difficilement, et pas tout le temps, à penser en mode "abc poker".

 

Donc, mes résolutions sont de reprendre les bases, de jouer un poker simple, de reprendre confiance.

 

Suite à mon dernier billet "record battu" avec mes 26 tournois sans ITM de suite, j'ai fait 4 petits ITM sans importance sur mes 10 dernières sorties (dont 2 TF). Uniquement dans l'esprit de "nourrir la bête", encore une expression prise chez Kipik. Pour me rassurer, en jouant simplissimement, presque weak.

 

Pour repartir vers le haut?

 

Allez, courage, je rouvre une session de tournoi à low buy-in, et m'apprête mentalement à accepter de me coucher avec mes as après que l'on m'aie relancé sur un flop 336. Ben oui, il a un 3, ou deux 6. C'est simple le poker!

 


 

 

 


 

 


 


Commenter cet article

Nantais 01/11/2010 01:18



Dans tous les cas, un retour à un jeu simple quand on a des doutes, est toujours une bonne idée.



Rincevent 31/10/2010 19:28



@Lesage: pas vraiment coincidence. Je me rends compte en descendant de limite (sic) qu'un jeu simple est plus efficace face a un adversaire du niveau. Adaptation. Tu feras du sophistiqué à
ton prochain EPT ;)



Kof 31/10/2010 19:05



Bonne réfflexion, faut maintenant réussir à la mettre en application.



eiffel 31/10/2010 19:02



je n'ai pas ce genre de problème !



LeSage88 31/10/2010 18:31



Je crois vraiment que c'est un "syndrome" qui atteint tous les joueurs réguliers, sans exception. Anecdote révélatrice: c'est après avoir relu un "spécial technique pour débutant" cet été que
j'ai eu mes deux grosses perfs en tournoi.


Coïncidence??



Rincevent 31/10/2010 17:44



Marrant j'ai un peu le même soucis, mais je me convaincs que j'ai le read infaillible et jette mes as sans remords!


Keep the faith