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Publié par LeSage88

 http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRQmHMPLx_oYj1A15h5RvEV5tzt6eK4Iaba4PzZCMe85DDeQ6CtqQComme l'ami Stefal et d'autres illustres blogueurs, après avoir aidé Fred D8, en panne d'inspiration, à enrichir son blog d'anecdotes croustillantes et surtout gratuites, voici ma contribution publiée sur le mien (de blog).  Car il est probable que quelques-uns de mes lecteurs n'ont peut-être pas l'habitude de visiter son adresse virtuelle et ses courbes de cash game affligeantes (pourtant je vous le conseille, c'est assez amusant, et après on se sent bien toute la journée).

 

Cela dit, le billet ci-dessous était dans mes brouillons depuis belle lurette, et n'est donc pas de grande fraîcheur. C'était à une époque où je pensais encore pouvoir être un jour un golfeur de bon niveau, alors que je sais maintenant que je ne serai au mieux qu'un piètre handicap 15, mais qui joue la plupart du temps bien pire...

 

Chaque fois que je tapote la petite balle blanche, les similitudes avec le poker me "sautent aux yeux". On peut vraiment comparer un 18 trous à un MTT: il faut du skill (un peu), une stratégie (attaque ou prudence?), du temps (presque 5 heures), un esprit de compétiteur (les meilleurs amis deviennent des adversaires, et on se réjouit de leurs coups ratés) et un brin de réussite (de la chatte quoi!)...

 


 

Le cri du golfeur au fond des bois...

 

Les parallèles sont nombreux entre le golf et le poker. L'un des points communs est dans la possibilité de compter sur le hasard pour battre des adversaires nettement meilleurs que soi. Par exemple la chance permet sur un trou de battre Tiger Woods (surtout depuis que sa femme lui a balancé un violent coup de driver dans les gencives!); de même il est possible de dominer Phil Ivey sur une courte session de poker.

 

Votre niveau lamentable vous remettra à votre juste place rapidement, mais l'espace d'un instant vous serez le maître du monde...

 

Je suis donc golfeur. Parfois je m'évade sur un parcours après une journée de labeur. En principe avec mon fils et/ou mon frère. Qui sont meilleurs que moi, je l'ai maintenant accepté (mon ego a mis du temps à l'admettre). Mais parfois je les bats, sur des deux ou trois-outers miraculeux golfiques, et c'est rigolo.

 

Un soir, il y a quelques années déjà, je suis pour une fois seul à faire un 9 trous, rapidement, juste avant le coucher du soleil. Mon swing est rouillé, je n'ai pas joué depuis un certain temps. Qui est incertain (le temps). L'orage gronde, et je n'ai guère envie de finir foudroyé sur le gazon (il faut se coucher au fond d'un bunker en cas de foudre paraît-il, mais cela ne marche jamais! Car quand l'orage éclate on court pour s'abriter. Et quand la foudre tombe c'est instantané (plus exactement à la vitesse de la lumière, bon c'est rapide quand même); et comme courir dans un bunker est totalement stupide, on meurt sur le fairway... Mais passons sur ces détails).


Donc je joue vite. Et donc mal. Bah je suis tout seul, personne ne peut se moquer de moi, j'ai même presque envie de tricher (mais je n'ose pas, car le Dieu du golf voit tout, Il est partout, et Il vous punit à la prochaine compétition si vous fautez: j'en ai déjà fait l'expérience...).

 

Dernier par 3 de ce demi-parcours. Je pose la balle sur le tee, pense à mon truc-magique (secret-défense), et la balle part. Pas mal d'ailleurs.

 

Le coup est en "aveugle". Pas parce qu'il faut fermer les yeux au moment de la frappe, non, non, mais simplement parce que l'on ne voit pas le green depuis le départ. Les golfeurs n'aiment pas ce type de trous, mais les architectes qui dessinent les parcours sont parfois un brin contrariants, ils sont payés pour rendre la vie des golfeurs impossible. Joli métier, sadiques!

 

Ma sensation au moment de la frappe est certes bonne, mais connaissant ce trou, le risque est grand que la balle roule en accélérant à l'impact et sorte dans le rough (par le fort mouvement de pente absurde décidé par le sadique de service).

 

Je marche vers le green. Derrière, une partie de deux joueurs a coupé devant la menace orageuse, et ils attendent déjà pour jouer leurs coups. Ils attendront un peu: je n'aime pas ces individus qui ne suivent pas le parcours dans l'ordre des trous. Je vais même prendre un peu plus de temps pour putter que d'habitude: il ne faut pas me chercher quand ma carte de score est aussi désastreuse!

 

Je suis déçu: ma balle n'est pas sur le green... Comme je le pressentais, elle a certainement glissée dans le rough juste en contre-bas.

 

Je cherche. Je trouve pas. Je râle.

 

Jecherchejetrouvepasjerâle. Jecherchejetrouvepasjerâle.

 

Non di diou, bad beat... Balle introuvable, disparue, dissipée!

 

Les deux gugus qui sont au départ me font comprendre qu'étant "un fish avec une balle perdue au fond des bois", je me dois de les laisser passer. Cela m'agace grandement, mais je suis contraint de leur faire un grand geste de la main (comme ça...), pour qu'ils puissent jouer leurs balles et passer devant moi.

 

Je continue à chercher, vainement.

 

Les deux gugus (en fait ce sont deux gugusses au féminin, très bourgeoises (hu, hu, hu) d'une soixantaine d'années) approchent du green à coups de balles topées et grattées (les golfeurs comprendront). Au bout d'une dizaine de coups (sur un par 3!), l'une d'elles enquille enfin son putt, hu, hu, hu.

 

Et là j'entends: "tiens c'est amusant hu, hu, hu, il y a une deuxième balle dans le tru, hu, hu!"...

 

Une deuxième balle? WTF? 

... 

 

YESYESYESYESYESYESYES, WEEEEEEEEEEEEE!! (Cri du golfeur au fond des bois).

 

Hole in one!!!! Mon premier trou en un!!!!

 

Les deux bourgeoises "huhuhulent"... Et bien qu'un peu sceptiques, seront mes seuls témoins de mon premier et unique trou-en-un (jusque-là) de ma "carrière" golfique!

 

Avec certes une grande joie, car de nombreux golfeurs n'auront de toute leur vie jamais le bonheur et l'adrénaline du "coup parfait", mais un peu frustré de ne pas avoir vu la balle tomber dans le trou...

 

Comme quand on gagne un énorme pot alors qu'on croyait l'avoir perdu, en se levant déjà pour partir de la table en maugréant, mais miraculeusement sauvé par une quinte runner-runner de l'espace, que l'on n'avait même pas espérée...

 

Depuis, quand ce genre de miracle m'arrive au poker en live ou même online, une petite voix se fait entendre entre mes deux oreilles (où se trouve mes trois neurones):

 

Hu, hu, hu...

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whistman89 14/05/2011 18:02



Vous avez vraiment tous peur que le blog de D8 soit pas lu en fait ??


Joli good beat !



lesage 13/05/2011 20:20



@Stefal: jaloux!



stefal 13/05/2011 19:22



Un trou-en-un??? N'importe quoi!!!


 


c) Balle non retrouvée dans les 5 minutes.
Si une balle est perdue du fait de ne pas avoir été retrouvée ou identifiée par le joueur comme étant la sienne, dans les 5 minutes après que le camp du joueur ou son ou leurs cadets aient
commencé à la chercher, le joueur doit jouer une balle, avec une pénalité d'un coup, aussi près que possible de l'emplacement d'où la balle d'origine a été jouée en dernier (voir Règle 20-5).


 


yek yek yek



aldanjah 13/05/2011 12:37



la comparaison Ivey / Woods était obligatoire :)


une belle anecdote sinon !



mr4b 13/05/2011 10:09



c'était mon anecdote préférée :) 
GG :)


 


hu hu hu 



D8 13/05/2011 09:58



je suis nominé au frand prix de l'humour de la ville de Paris, catégorie "courbe de cash game comique"..


Le Jamel Comédie club peut aller se rhabiller..!



Pok-G 13/05/2011 09:39



Wow ! Je suis méga fan de ta note ! J'ai A-DO-RE !!! 


Huhuhu...



Arcanes 13/05/2011 09:25



Aprés le small-ball, voici le great-ball (quoique je sois pas sûr qu'en golf on parle de ball )


Nice ball



Rincevent 13/05/2011 09:17



Love this post ;)



KKof 13/05/2011 09:12



J'adoooooore quand tu joue au golf t'es aussi marrant qu'au poker !!!


Chattard va !