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Publié par LeSage88

Hvar-2011-167.JPGVacances, j'oublie tout... sauf de rentrer. Envie de rester pourtant. Hvar, perle de l'Adriatique, est une île magique, que j'ai retrouvée trente ans après.

Vacances de type "madeleine de Proust" donc, où un détail, une odeur, une sensation me ramenait à mon adolescence et ce séjour lointain qui s'avérera, on ne le savait pas encore, être nos dernières grandes vacances en famille.

 

Souvenirs précis de virées en planche à voile avec mon frangin, sur une eau cristalline entre les multiples îlots, de criques en criques, en tirant astucieusement notre "youyou", petite embarcation en plastique orange gonflée scientifiquement et à la pression optimale par les poumons de mon père, mais parfois dégonflée maladroitement par un coup de talon fortuit de ma mère, sur le bouchon de la valve... Un gros "PSHIIIT" angoissant nous avertissant alors de l'urgence à réagir avant de couler corps et biens!

 

Souvenirs d'une petit village magnifique, peuplé principalement de pêcheurs, mais s'ouvrant peu à peu au tourisme, notamment aux allemands naturistes, on disait nudistes à l'époque. On évitait les coins "FKK" (réservés au naturisme en Croate, ne me demandez pas de traduction mot à mot), mais difficile de ne pas faire de rencontres ambarassantes au détour d'un rocher. "Guten Tag" je murmurais, en faisant mine d'être très à l'aise, mais en baissant les yeux...

Je me rappelais de cette touchante pudeur, 30 ans après, alors que nous contemplions amusés et pas très choqués, un jeune couple en plein ébats passionnés au bord de la piscine d'un grand hôtel, de nuit certes, mais à quelques mètres seulement d'un chemin très passant. Autres temps, autres moeurs dit-on...

 

Des montagnes de pastèques étaient alignées à même le sol et vendus le long des murs de l'incroyable place principale, dans une lumière blanche éclatante. Mon père choisissait souvent la pastèque la plus difficile à atteindre, risquant de rompre un équilibre précaire, car il aime penser que les pastèques se choisissent comme les melons: avec précision et justesse. Pour ne pas tomber sur une courge. Les marchands ne semblaient pas du tout partager son point de vue (les pastèques étant nettement plus stables gustativement parlant), observant avec une curiosité légèrement agacée cet allemand (tous les touristes étant automatiquement germaniques par effet de statistiques simplifiées), qui se compliquait la vie à ne pas prendre la pastèque la plus proche, comme tout le monde...

 

Trente ans après, plus aucun amas de pastèques à l'horizon. Les enfants des marchands de l'époque ont probablement tous ouverts leurs restaurants, leurs shops de fringues de marques, ou leurs agences de location de "speed boats".

 

Ne voyez aucune nostalgie dans ces propos! Car il est justifié qu'un tel lieu connaisse le succès. Les pauvres sont devenus moins pauvres, riches peut-être. Tant mieux. Hvar s'est développé de manière incroyable, devenant le "St-Tropez" de la Croatie, en accueillant les yachts arrogants de milliardaires, des VIP en veux-tu en voilà, des "teufeurs" de la jeunesse dorée. Je conseille d'ailleurs vivement cette destination aux célibataires de 18 à 30 ans! Mais au contraire pas du tout aux aigris de l'existence qui ne toléreraient pas les quelques excès que cela peut engendrer la nuit.

 

Pour ma part, j'ai adoré ce retour à Hvar, transformée un chouïa bien sûr, mais toujours aussi magnifique. Les "taxi-boats" ayant remplacé ma planche à voile de l'époque, j'ai donc pu retrouver sans peine mes belles criques à l'eau transparente, pour redécouvrir avec mon masque et tuba les fonds marins, bien heureusement et logiquement strictement identiques à ceux que j'explorais lorsque j'avais 19 ans. Peut-être même plus poissonneux qu'à l'époque, les pêcheurs ne péchant plus, trop occupés à louer leurs barques ou à faire le taxi. C'est nettement plus rentable...

 

Je n'ai même pas eu envie de me servir de l'excellente connexion wifi de mon hôtel, à une exception, un turbo bien entendu, avec bancs de fishs. Pour ne pas m'éloigner de l'esprit de mes vacances!

 

Back to Geneva. De retour vers les tables de poker online dès ce soir certainement... Mais sans objectif précis.

 

Aurai-je de quoi alimenter un blog de poker?

 

J'en doute un peu, mais sait-on jamais, une petite perf et ça repart!

 

Hvar-2011-B-065.JPG

 

Cool... Y'a plein de fishs ici...!!

 


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challenge100K 15/08/2011 20:42



oui mais je sens bien que même hors saison y'aura pas les pastèques...



lesage 15/08/2011 20:01



@chal: la solution, plus simple que la machine à remonter le temps: partir hors saison. Il paraît que c'est l'idéal, d'après les habitués (sept-oct ou mai-juin). Et sans les gamins!



challenge100K 15/08/2011 19:34



Chouette article qui donne envie de découvrir Hvar... il y a 30 ans. Vivement la machine à remonter le temps !

GG pour la perf de reprise



lesage 15/08/2011 15:55



Ah là là... Rien ne vaut les vacances sans poker pour se remotiver! A l'instant une petite win sur un 180 joueurs sur PS.com. 400$ dans la popoche...


Je disais "un petite perf et ça repart"... C'est repartit!!



lesage 15/08/2011 13:33



@kof: c'est sous-entendu qu'on est nul quand on parle de poker??



KKof 14/08/2011 22:35



Finalement je me demande si on n'est pas meilleur blogueur quand on ne parle pas de poker 


Welcome back.



stefal 14/08/2011 14:57



Toujours un +, ces sujets hors poker.


Bon retour dans le quotidien ;o)



jeeby2 14/08/2011 14:01



Welcome back ;)


 


Ca m'avait l'air bien sympa ces vacances